Françoise Hardy - Mon amie la rose


 
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 Françoise Hardy sur Télérama.fr - Septembre 2010

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Alexandre
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Message(#) Sujet: Françoise Hardy sur Télérama.fr - Septembre 2010 Mar 28 Sep 2010 - 13:27

François Gorin sur télérama.fr nous retrace une partie de la carrière de Françoise.
C'est assez superficiel mais disons que ça reste sympathique et focalisé sur les années 60. clown


4 "épisodes" :
( http://www.telerama.fr/musique/francoise-hardy-1,60419.php )
Françoise était notre fille pop mais elle ne le criait pas sur tous les toits. Sur une fameuse photo de Jean-Marie Périer pour Salut les copains, elle pose avec Mick Jagger et on dirait frère et sœur. Par ses lèvres sensuelles passaient des murmures. Des confidences de jeune fille parlant plus aux autres filles plus jeunes qu'aux garçons. Ces disques de quasi-mannequin tenant son journal intime en pleine lumière, c'était le rayon de ma grande sœur (désolé si j'invite encore la famille, après, c'est promis, j'arrête). Sur la banquette arrière, elle chuintait pour elle-même, on savait que c'était Françoise qui s'exprimait par cet agaçant médium, on ne tendait pas forcément l'oreille pour en savoir plus. Il y avait les chansons de la radio, certaines tout à fait charmantes, les garçons qui jouaient au foot résistaient comme ils pouvaient à ce genre de séduction. Plus tard, plus tard…



Un jour je me suis mis à racheter quelques-uns des 45-tours que ma sœur avait rayés dans le secret de sa chambre. Etienne, un sympathique chanteur breton, n'avait pas encore opéré la résurrection hip de Françoise Hardy. Je faisais ça dans mon coin, peut-être un peu honteux. L'alibi parfait, c'était Dutronc. Hardy était la meuf à Dutronc, tout de même. Et puis je t'assure, il y a des choses bien. Pas Tous les garçons et les filles (encore que…), pas Mon amie la rose. Pas forcément non plus les gimmicks Gainsbourg, sous aucun prétex-te je ne veux, etc. Quoi alors ?

Ce petit cœur, par exemple. Un joli truc entêtant, au petit trot du clavecin. 1965, enregistré au studio Pye de Londres avec Charles Blackwell et son orchestre, comme le reste de l'album L'Amitié. Françoise et son air de ne pas y toucher. Ce petit cœur qui ne bat pour personne… Et sa manière délicate, plus dédaigneuse que blessée, de faire des hon-hon-hon… Ça deviendra This little heart pour Françoise Hardy in English. Mais, how strange, c'est en français qu'elle est plus pop.


( http://www.telerama.fr/musique/francoise-hardy-2,60524.php )
Dans sa grande opération de restauration hip de Françoise, princesse pop, le jeune Etienne D. nous bassinait régulièrement avec son album fétiche, La Question. Je vous parle des années 80, dont je me sens soudain terriblement nostalgique. Pour lui, c'était le nec plus ultra du hardysme hard core. Un grand œuvre intime et conceptuel, post-yéyé (1971), puissamment mélancolique. J'ai essayé, bien aimé, sans grimper aux rideaux. Pour mieux revenir à Françoise, celui qui ne porte que son prénom, avec un soleil à la place du « O ». Appelé aussi par défaut La maison où j'ai grandi, d'après le tube qui ferme la face deux.



C'est une chanson qu'Adriano Celentano interprète au festival de San Remo en janvier 1966 : Il ragazzo della via Glück. Paroles de Luciano Beretta et Michele Del Prete. Françoise est là, elle l'adopte illico et l'enregistre à Londres quelques mois après. La Maison devient sa maison. Quand je me tourne vers mes souvenirs… Elle fait ce mouvement avec une grâce tout à fait naturelle. Chez Melle Hardy, l'introspection est une seconde nature. Bonheur et malheur sont à portée d'une pensée, parfois la même, et ils se tiennent souvent la main. Revenir sur les lieux de son enfance, voir que… là où vivaient des arbres, maintenant la ville est là ah-ah-ah-ah-ahahah…

Ces modulations sur « a » sont un peu la signature italienne de la chose. Françoise n'a pas précisément le type de la ragazza. Rien de lyrique dans son chant, rien d'exubérant dans son expression. C'est d'ailleurs sans doute sa placidité, déjà légendaire à 22 ans, qui rend si attirant son penchant coupable pour la neurasthénie post-adolescente. Or donc la canzone, sa mélodie à étages, ses emportements, donnent chez elle un mix de feu et de glace qui fait mouche. En pleine sentimentalité, sa voix reste à peu près égale, son visage de marbre à peine effleuré par le soleil brûlant. Dans le même registre, il y aura Nino Ferrer et sa Maison près de la fontaine.


( http://www.telerama.fr/musique/francoise-hardy-3,60543.php )
Pardon d'insister mais j'ai un truc avec cet album « italien » – dont j'ignorais l'existence à l'époque. L'ouverture est italienne : Se telefonando (musique : Ennio Morricone) devient Je changerais d'avis, la voix poussée sur grondement d'orchestre. Qu'ils sont heureux, avec son clavecin pré-Rain and tears, n'est pas italien (signé Eddy Marnay/André Popp) mais pourrait l'être. Quand j'ai commencé à fréquenter Françoise, j'en mélangeais les morceaux : à part les tubes déjà répertoriés (Rendez-vous d'automne), ils se ressemblent un peu tous. Variations sur la même chanson qui pourraient être infinies. Mis bout à bout, les titres font des phrases : Peut-être que je t'aime… Comme… Mes jours s'en vont. Ou se répondent en écho : Je serai là pour toi / Tu es un peu à moi.


Fin de première face, l'Italie revient. Il est des choses fait partie de la même pioche au festival de San Remo que La Maison… Edoardo Vianello la chantait en VO : Ci sono cose più grandi. Ici ce n'est pas le mouvement général et le doux envahissement par la mélodie qui font la différence. Mais juste l'inflexion géniale d'une phrase, une seule petite phase qui ouvre une fenêtre et fait décoller la rengaine. « Ne fais pas ces yeux-là ! » On peut compter sur Françoise Hardy pour moucheter le point d'exclamation. Jamais on ne l'entendra crier. Ça ne rend les six notes que plus efficaces. Incorrigible, elle met encore en scène un chagrin d'amour. Celui de l'autre, à qui elle fait la leçon de choses de la vie tout en le consolant. « Dis-toi toujours que je t'ai aimé… même si c'est moi qui dois te quitter… je souffrirai plus que toi… » On devine le regard du malheureux garçon et tombe alors le fameux : « Ne fais pas ces yeux-là ! » Comme si la chanson s'inventait à mesure et trouvait à cet instant-là, par hasard, non seulement sa beauté, qu'on pourra juger banale, mais son point de rupture. Chanteuse keatonienne, l'impassible Hardy hausse un sourcil et tout est changé.

( http://www.telerama.fr/musique/francoise-hardy-4,60545.php ) :
Un jour du siècle dernier, j'ai mis la main sur cet étrange Loving. Album américain, son deuxième dans la langue d'Elvis après FH in English. 1968. Assise dans les feuilles mortes, un peu trop maquillée. L'automne est sa saison. Au dos de la pochette, un certain Michael Jackson brode : « Il faut avoir passé un hiver à Paris pour comprendre ce que signifie le printemps pour les Parisiens. » Le gars imagine un café où le juke-box diffuse la voix de Françoise. Mais les chansons de Loving, on ne les entendait pas à la radio. Le choix dénote un goût très sûr : Elvis, Tim Hardin, Shirelles, Ricky Nelson, Buddy Holly, Everly Brothers…

Dès que ça rocke un peu, la chanteuse impassible est saisie de raideur (That'll be the day, tout raplati, transparent). Les ballades évidemment lui vont mieux au teint. There but for fortune est un des plus beaux hommages à Phil Ochs qui soient. Certains mots sonnent bizarre par sa bouche enhardie, « show me the whisky stains on the floor… » mais la beauté triste est captée avec justesse. La merveille est au milieu de la face deux : Tiny Goddess, un très mineur hit de Nirvana. Pas celui de Kurt Cobain, juste né à l'époque : l'éphémère groupe anglais gentiment psychédélique. Je suis allé pêcher la perle par ses créateurs et elle n'a pas l'éclat discret de la version Hardy. A croire qu'ils l'avaient fabriquée pour elle, cette variation sur le Canon de Pachelbel (encore une !). Sa voix brumeuse s'y promène comme en rêve, avec une espèce de détachement souverain. C'est une histoire d'attente recluse pourtant. « Tiny goddess wrapped in lace… that certain smile upon your face… is telling me what's to be when he leaves… » On l'imagine en dentelle, entre ses fans transis Dylan et Nick Drake. Longtemps avant Daho, elle aurait pu chanter Arnold Layne ou Sunday Morning, Françoise. Et pourquoi pas Femme fatale. Ou Il cielo in una stanza, de Franco Battiato. Elle serait le chaînon manquant entre Nico et Carla Bruni…
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Jérôme
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Message(#) Sujet: Re: Françoise Hardy sur Télérama.fr - Septembre 2010 Mar 28 Sep 2010 - 18:58

J'ai en souvenir d'avoir lu une histoire du même genre il y a déjà plus de 15 ans. Le narrateur racontait qu'à l'époque il était agacé par sa soeur qui collectionnait les 45 tours de Françoise Hardy et que quelques années plus tard c'est lui qui tentait de reconstituer la collection... Du coup je me demande si François Gorin ne nous ferait pas une sorte de recyclage de ses souvenirs avec15 ans de différé, d'autant qu'il rappelait "qu'heureusement, les garçons avaient Dutronc".... Basketball

Pour le reste c'est pas si mal comme commentaires même si cela n'apporte rien de vraiment neuf. Wink
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Lil' Bear
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Message(#) Sujet: Re: Françoise Hardy sur Télérama.fr - Septembre 2010 Mer 29 Sep 2010 - 12:55

J'apprécie assez les commentaires de François Gorin, qui parle avec justesse de son ressenti, qui est un peu celui de tout le monde, avec des variantes. Par ce procédé personnel, il rend bien compte de l'importance des chansons au quotidien, plus importantes peut-être pour les auditeurs que pour ceux qui les ont créées.

Cela doit être important d'avoir une grande ou une petite soeur: je sais que j'ai moi-même eu l'occasion, dans mon adolescence, d'écouter par inadvertance plein de tubes des années 80 que je n'aurais probablement jamais écoutés par moi-même, étant de nature introspective et peu curieuse (plutôt du genre à n'écouter qu'un seul artiste pendant des années...). Mais l'écoute "par inadvertance" est beaucoup plus conséquente qu'on ne le croit (en tout cas pour ceux dont la mémoire est importante). J'ai quasiment su reconstituer une discothèque des années 80 rien qu'en me souvenant des cassettes de ma soeur, que je n'écoutais pourtant que distraitement, oisivement. Peut-être que l'oisiveté est, paradoxalement, un état propice à plus de réceptivité. Le besoin de se divertir partant inconsciemment d'un besoin de changer de paysage comme de rafraîchir son univers sensoriel.

Vive les petites soeurs! Wink
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Alexandre
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Message(#) Sujet: Re: Françoise Hardy sur Télérama.fr - Septembre 2010 Jeu 30 Sep 2010 - 11:18

C'est marrant que ces articles vous plaisent. Moi franchement je les ai trouvés insipides.
Je les avais indiqués juste pour dire que télérama.fr trouvait Françoise dans le vent au point de lui consacrer quatre articles successifs.
Néanmoins pour moi c'est plus une sorte d'exercice de nombrilisme de l'auteur sur sa jeunesse qu'un véritable apport culturel sur Françoise.

Je suis peut-être injuste et sévère mais c'est vrai que j'ai pas tellement aimé tout ce verbiage.
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Lil' Bear
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Message(#) Sujet: Re: Françoise Hardy sur Télérama.fr - Septembre 2010 Jeu 30 Sep 2010 - 12:27

Et bien en fait, Alexandre, je ne vois pas ce que les commentaires de François Gorin ont de nombriliste. Il raconte sa perception et son approche de ce que représente Françoise et ses chansons pour lui, et tout ce qu'il y a autour. En parlant de façon plus personnelle, il parle davantage pour les autres, il me semble, chacun peut s'y retrouver, comme je le disais plus haut.

Moi, je m'ennuie davantage sur des lectures plus "musicologistes"... car si on devait essentiellement se concentrer sur l'oeuvre, ma foi, peut-être qu'on ne s'intéresserait même pas à Françoise Hardy, qui est "pop".

Après, il peut y avoir une multitude de détails biographiques aussi intéressants, mais pas forcément davantage que la perception de tout un chacun. Françoise n'est qu'un objet commun d'attention. Je crois qu'aucun de nous ne peut la cerner - elle ou son oeuvre - objectivement.
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Lil' Bear
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Message(#) Sujet: Re: Françoise Hardy sur Télérama.fr - Septembre 2010 Jeu 30 Sep 2010 - 13:14

J'insiste. Je cite ici toutes les observations qui m'ont paru très justes dans les commentaires de François Gorin:

Citation :
Françoise était notre fille pop mais elle ne le criait pas sur tous les toits (...) Par ses lèvres sensuelles passaient des murmures (...) Françoise et son air de ne pas y toucher. Ce petit cœur qui ne bat pour personne… Et sa manière délicate, plus dédaigneuse que blessée, de faire des hon-hon-hon (...) Chez Melle Hardy, l'introspection est une seconde nature. Bonheur et malheur sont à portée d'une pensée, parfois la même, et ils se tiennent souvent la main (...) Françoise n'a pas précisément le type de la ragazza. Rien de lyrique dans son chant, rien d'exubérant dans son expression. C'est d'ailleurs sans doute sa placidité, déjà légendaire à 22 ans, qui rend si attirant son penchant coupable pour la neurasthénie post-adolescente. Or donc la canzone, sa mélodie à étages, ses emportements, donnent chez elle un mix de feu et de glace qui fait mouche. En pleine sentimentalité, sa voix reste à peu près égale, son visage de marbre à peine effleuré par le soleil brûlant.

Très bien dit tout ça!

et l'analyse de cette chanson:

Citation :
Fin de première face, l'Italie revient. Il est des choses fait partie de la même pioche au festival de San Remo que La Maison… Edoardo Vianello la chantait en VO : Ci sono cose più grandi. Ici ce n'est pas le mouvement général et le doux envahissement par la mélodie qui font la différence. Mais juste l'inflexion géniale d'une phrase, une seule petite phase qui ouvre une fenêtre et fait décoller la rengaine. « Ne fais pas ces yeux-là ! » On peut compter sur Françoise Hardy pour moucheter le point d'exclamation. Jamais on ne l'entendra crier. Ça ne rend les six notes que plus efficaces. Incorrigible, elle met encore en scène un chagrin d'amour. Celui de l'autre, à qui elle fait la leçon de choses de la vie tout en le consolant. « Dis-toi toujours que je t'ai aimé… même si c'est moi qui dois te quitter… je souffrirai plus que toi… » On devine le regard du malheureux garçon et tombe alors le fameux : « Ne fais pas ces yeux-là ! » Comme si la chanson s'inventait à mesure et trouvait à cet instant-là, par hasard, non seulement sa beauté, qu'on pourra juger banale, mais son point de rupture. Chanteuse keatonienne, l'impassible Hardy hausse un sourcil et tout est changé.

Tout ceci explique pourquoi il et nous aimons Françoise, et les chansons. Notre amour d'une chanson peut s'accrocher à un détail, même si les détails varient selon chacun.


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claude
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Message(#) Sujet: Re: Françoise Hardy sur Télérama.fr - Septembre 2010 Jeu 30 Sep 2010 - 14:29

"Notre amour d'une chanson peut s'accrocher à un détail, même si les détails varient selon chacun."
Eh bien voilà, tout est dit, surtout si l'on admet que les détails peuvent être extérieurs à la chanson elle même.
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Alexandre
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Message(#) Sujet: Re: Françoise Hardy sur Télérama.fr - Septembre 2010 Ven 1 Oct 2010 - 9:50

Ce qui m'avait déplu au départ c'est la condescendance qu'il exprimait dans le premier article vis-à-vis de sa soeur :trop même si ce n'était qu'une boutade pour amorcer son sujet. Wink
Ensuite, porter au pinacle "Ce petit coeur", ca a été trop pour moi (je déteste particulèrement cette chanson colere et encore plus en version anglaise oups ).
Comme dit une célèbre pub, nous n'avons pas les mêmes valeurs. ange vert
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Message(#) Sujet: Re: Françoise Hardy sur Télérama.fr - Septembre 2010

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