Françoise Hardy - Mon amie la rose


 
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 Françoise Hardy dans Rock & Folk (13ème extrait)

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Jérôme
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Message(#) Sujet: Françoise Hardy dans Rock & Folk (13ème extrait) Sam 18 Déc 2010 - 10:09

Pour le numéro de janvier 2009 du magazine Rock and Folk Françoise Hardy s'entretenait à bâtons rompus avec Philippe Manœuvre à l'occasion de la sortie de son autobiographie Le désespoir des singes et autres bagatelles.

Philippe Manœuvre : "C'est l'histoire de trois personnes, puisque c'est aussi celle de Thomas et de Jacques. C'est merveilleux, cette famille pop. Et vous avez une façon très pudique de raconter des choses personnelles, ça ressemble à votre musique..."
Françoise Hardy : "Bizarrement, je pensais beaucoup au fait que cela pourrait être lu davantage par des femmes. J'espérais que mes analyses — c'est très prétentieux — pourraient aider certaines d'entre elles. Il y a des choses qu'on découvre petit à petit. Tous les déboires par lesquels j'ai pu passer par exemple, je les provoquais moi-même par des attitudes totalement inadéquates. J'avais à cœur de démonter et de parler de ces attitudes."

Philippe Manœuvre : "Les lecteurs de votre livre vont découvrir votre passion pour la musique classique..."
Françoise Hardy : "Je connais un tout petit peu le monde des pianistes. J'ai eu un choc incroyable en découvrant les propos que tenait Hélène Grimaud à la télévision. Je ne savais pas qui c'était, je l'écoutais sans regarder l'écran et quand j'ai tourné la tête et vu ce visage incroyable, angélique... J'ai eu un choc en allant la voir à la Cité de la Musique, quand elle est arrivée toute petite silhouette avec cet orchestre symphonique. Le poids quelle a sur les épaules... Elle jouait le Concerto N° 4 de Beethoven. On ne peut pas imaginer ce que ça implique comme tensions, comme travail. Ce sont des musiques tout sauf simples et ils n'ont pas le droit à l'erreur. Ce n'est rien, ce qu'on fait à côté de ça. Et en même temps, je dis toujours que dans le classique comme dans la pop, il y a énormément de déchets. Ce qui compte, c'est l'inspiration. "Yesterday" n'a rien à envier sur le plan de l'inspiration à certains thèmes mélodiques classiques..."


Dernière édition par Jérôme le Sam 1 Avr 2017 - 19:35, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Françoise Hardy dans Rock & Folk (13ème extrait) Sam 18 Déc 2010 - 16:12

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Jérôme
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Message(#) Sujet: Re: Françoise Hardy dans Rock & Folk (13ème extrait) Sam 18 Déc 2010 - 19:14

Après Yesterday.... Hélène Grimaud jouant le Concerto N° 4 de Beethoven accompagnée par l'orchestre de Paris dirigé par Christoph Eschenbach...

Le 1er mouvement (en deux parties) :




Le 2ème mouvement :



Le 3ème mouvement :

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Message(#) Sujet: Re: Françoise Hardy dans Rock & Folk (13ème extrait) Dim 19 Déc 2010 - 12:38

Pour ma part je n'ai jamais eu la patience d'écouter du classique, je décroche assez vite. Je ne veux pas dire que je n'en ai jamais écouté, d'ailleurs en réécoutant un peu Beethoven ci-dessus ça me rappelle beaucoup une époque où j'en écoutais par curiosité, pour la découverte, pour tester. On peut passer ça toute la journée, ça ne me dérange pas, c'est plutôt agréable. Quand je dis que je décroche, c'est que je ne parviens pas à rester attentif ou concentré dessus, mon esprit se barre assez vite en rêveries (idem d'ailleurs pour des morceaux de pop qui deviennent trop longs). Donc, je suis incapable d'évaluer la valeur du travail de composition, de construction, sur les nuances chromatiques et tout ça... Mais enfin je peux dire qu'en réécoutant aujourd'hui un peu de Beethoven je suis frappé par l'effet d'un orchestre, où de nombreux violons semblent émettre la vibration du monde. Il y a quelque chose de gigantesque, dans ce son, l'effet du grondement d'une foule, quelque chose qui nous porte tout de suite dans une autre dimension que la pop. J'ai l'impression qu'il y avait au temps de la musique classique un objectif différent au niveau artistique, quelque chose de délibérément plus ambitieux, pour ne pas dire plus prétentieux, mais sans être péjoratif pour autant. Mais les artistes prétendaient ou aspiraient à faire quelque chose de grand, de majestueux, de noble, d'admirable, que sais-je encore. On trouve peut-être encore de cette ambition chez des artistes pop comme Sufjan Stevens ou Joanna Newsom qui sortirent des albums longs et ambitieux cette année (et qui divisent d'ailleurs les critiques - il y a ceux qui les trouvent merveilleusement ambitieux, et ceux qui les trouvent prétentieux et indigestes). Je n'ai rien contre, mais par exemple j'ai le triple album de Joanna Newsom et je m'ennuie assez vite en l'écoutant. Je préfère les chansons de trois minutes. Pour "Yesterday", je n'avais jamais adoré cette chanson, mais la version de McCartney ci-dessus, découverte il y a quelque temps sur YouTube, m'a saisi par la dimension de sa gravité. C'est presque aussi plombant (mais beau) que "Avec le temps" de Léo Ferré. MCartney ne m'avait jamais autant ému (lui qui incarnait surtout le gars insouciant et léger - et un inépuisable réservoir à mélodies - au sein des Beatles).

Pour en revenir au classique, le compositeur que j'aime particulièrement est Chopin, car ses mélodies font mouche sur ma sensibilité quasiment à chaque fois. C'est peut-être le plus grand mélodiste que j'ai eu l'occasion d'écouter dans ma vie, toute catégorie musicale confondue. Surtout la façon qu'il avait de retomber sur le thème de départ m'épatait à chaque fois (je parle à l'imparfait car il y a un moment que je ne l'ai plus écouté). Curieusement, Chopin est un des rares compositeurs qui parvenaient à capter mon attention plus de cinq minutes. Dans un tout autre genre, Wagner également, mais lui c'était plus pour le côté planant, progressif, puissant, que j'ai retrouvé plus tard dans le rock progressif. Il existe un admirable texte de Baudelaire sur la musique de Wagner, et sa façon de la décrire correspond en bien des points à ce qu'elle me fait éprouver aussi. Les préludes de Lohengrin ou Parsifal, sont comme de puissantes caresses, c'est un plaisir à la fois physique et cosmique. Peut-être que la symphonie, en soi, a quelque chose de cosmique. La musique creuse l'espace.
Sinon, ça-et-là, il y a des mélodies classiques que j'adore, comme "La danse des jeunes filles" des Danses Polovtsiennes de Borodine (aussi appelé l'Opéra du Prince Igor si je ne m'abuse, et qui est d'ailleurs magnifique de bout en bout, en quatre parties si ma mémoire est bonne).

Dites-moi, je suis bien bavard aujourd'hui? Bon, je vais réécouter un peu de Beethoven. clown
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Lil' Bear
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Message(#) Sujet: Re: Françoise Hardy dans Rock & Folk (13ème extrait) Dim 19 Déc 2010 - 12:56

Je viens d'écouter le deuxième mouvement, c'est beau. Hélène Grimaud est très imprégnée, et maîtrise son affaire, tout en ayant les doigts qui tremblent. Par contre, je ne comprendrai jamais les gens qui viennent au concert pour tousser. Celui qui tousse à 4:37, il faudrait l'exécuter sur le champ, comme dans ce dessin animé de Bugs Bunny... clown

Non mais c'est vrai, j'avais en vinyle un live de Vladimir Horowitz jouant Chopin (je trouvais Horowitz bien meilleur que Rubinstein, en passant), et j'avais l'impression qu'on avait surtout l'enregistrement d'un gars qui toussait tout au long d'un concert, c'était carrément insupportable. Même si t'as payé, tu tousses, tu sors! Pour le respect d'autrui. Nom de Dieu. clown
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Lil' Bear
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Message(#) Sujet: Re: Françoise Hardy dans Rock & Folk (13ème extrait) Dim 19 Déc 2010 - 13:14

Le 3ème mouvement est mon préféré. Très impressionnant. Ce que je comprends d'entrée, c'est que la mélodie est ici la dernière chose à laquelle il faut s'intéresser, si ce n'est par quelques belles esquisses intervenant par contrastes au cours de cet éprouvant morceau, où il se passe beaucoup de choses (d'ailleurs au bout d'un moment je suis débordé et oublie ce qui s'est passé avant). Difficile d'intégrer d'un tenant après une seule écoute. Mais donc, disais-je, je suis impressionné d'entrée par la densité, la nervosité, la maestria rythmique, car il y est question de rythme, c'est quasiment cisaillant. La technique est ici maîtrisée justement pour parvenir à cette sorte de lyrisme énergique qui se dégage d'une musique mélodiquement informe. On n'est pas si loin du rock, finalement. Mise à part cette fameuse histoire d'initiation.

Il y a un moment où pour rester en rythme, Hélène Grimaud est sur le point de se lever de son tabouret à chaque envolée. On se rend compte de l'aspect physique de la chose.
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Alexandre
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Message(#) Sujet: Re: Françoise Hardy dans Rock & Folk (13ème extrait) Lun 20 Déc 2010 - 17:13

Sur la deuxième vidéo à partir de 5'00, Hélène joue seule pendant trois minutes. Elle est hyper concentrée et on sent que sous son apparence frêle et douce se cache une force impressionnante. clap
C'est clair qu'il faut un sacré tempérament pour supporter cette tension où toute erreur serait obligatoirement audible. clap
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Elma
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Message(#) Sujet: Re: Françoise Hardy dans Rock & Folk (13ème extrait) Lun 20 Déc 2010 - 19:18

Lil' Bear, pour quelqu'un qui n'a jamais eu la patience d'écouter du classique (sic), tu es très prolixe Smile !! Même si tu as peu écouté ce genre, tu nous transportes avec tout ce que tu ressens. A défaut d'être averti sur le sujet (composition, construction, nuances chromatiques..), tu décris merveilleusement bien les joies et inspirations que l'on peut en tirer; meilleure incitation je ne vois pas, on sent ton plaisir et toutes les promesses possibles dans tes propos.
Comme quoi tu devrais peut être y (re)consacrer plus d'attention d'autant que cela te rend poétique : 'de nombreux violons semblent émettre la vibration du monde'' . C'est fort. Pour en revenir aux vidéos, Hélène Grimaud est époustouflante de maîtrise et délivre tout son talent
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