Françoise Hardy - Mon amie la rose


 
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 12 novembre 2016 - France Dimanche

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Jérôme
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Message(#) Sujet: 12 novembre 2016 - France Dimanche Lun 14 Nov 2016 - 13:43

Françoise Hardy : Ses vingt-six jours dans le coma !
le 12 novembre 2016  
Lili Chablis

Dans son dernier ouvrage, Françoise Hardy évoque les longues semaines qu’elle a passées entre la vie et la mort. Un souvenir terrifiant.
 
«Cette année, le petit arbre devant mes fenêtres qui commence à fleurir avant tous les autres, mais était très en retard en 2015 quand je suis partie le 9 mars à l’hôpital, a montré ses premières jolies fleurs blanches début février. […] Un sentiment de reconnaissance m’envahit, et le sursis dont on m’a miraculeusement gratifiée m’apparaît pour ce qu’il est : un cadeau du ciel… »

Un cadeau du ciel…, c’est justement le titre du dernier ouvrage de Françoise Hardy, paru le 3 novembre aux éditions des Équateurs, dans lequel elle raconte comment, après une vilaine chute, elle a côtoyé la mort de si près que ses proches, comme les médecins, la pensaient perdue. Elle-même était prête à quitter ce monde qui ne lui réservait plus que des souffrances. Son mari avait refait sa vie avec une compagne d’un exceptionnel dévouement, son fils continuait de creuser son sillon avec autant d’intelligence que de talent.

« Oui, décidément, le moment semblait venu pour moi de partir », écrit-elle. Durant près de quatre semaines, la chanteuse s’est retrouvée dans un entre-deux qui n’était plus la vie et pas tout à fait la mort. « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort », disait Nietzsche. Le fait est que cette expérience éprouvante a permis à Françoise de réaliser combien elle tenait à cette existence qu’elle rêvait d’abréger…


Ce 9 mars 2015, l’interprète de Tirez pas sur l’ambulance se sent mal. Un état qu’elle ne connaît que trop bien depuis qu’on lui a diagnostiqué un lymphome en 2004. Elle craint d’avoir attrapé la grippe et décide de se faire hospitaliser. Le lendemain, refusant qu’on l’aide à faire sa toilette, elle glisse sur le carrelage, se brisant le coude et la hanche. Elle est opérée quelques heures plus tard.
À son réveil, Françoise souffre tant que les médecins, pour la soulager, la plongent dans un coma artificiel, mélange détonant de rêve et de réalité dont le souvenir la fait encore frémir. Un trou noir qui durera vingt-six jours.

Son fils, Thomas, se réjouit quand parfois elle ouvre les yeux et le regarde : « Un tel courant d’amour passait alors entre nous que je me sentais beaucoup mieux en repartant », lui confiera-t-il. Pourtant Françoise a occulté ces tendres échanges, ce qui, aujourd’hui encore, la perturbe : « Comment n’avoir aucun souvenir de Thomas […] dès lors que nous nous tenions la main et qu’il voyait tellement d’amour dans mes yeux ? », note-t-elle.

Le même phénomène se reproduit avec celui qui est toujours son mari bien qu’ils ne vivent plus ensemble. Très inquiet, Jacques Dutronc a en effet fait le voyage de Corse pour se rendre au chevet de la malade.
Françoise ne se rappelle pas cette visite, mais comme le lui racontera le chanteur, à l’instant où il lui prend la main, ses pulsations cardiaques ralentissent au point que les médecins, affolés, se précipitent pour l’éloigner ! Il y a aussi ce cauchemar qui la hante : enfermée dans une boîte qui ressemble à un cercueil, elle reçoit la visite du cardiologue de son époux qui s’arrête quelques instants devant sa « boîte » et lui adresse son sourire habituel.

Elle n’arrive pas à lui faire comprendre que s’il n’intervient pas rapidement, une agonie atroce aura raison d’elle. Il est médecin et devrait s’en rendre compte. Mais il repart comme il était venu. Or ce n’était pas un songe, comme le lui apprendra plus tard le cardiologue : « Vous n’avez pas rêvé. […] Vous m’avez réellement demandé de vous sauver. »

Le fait est que l’état de Françoise empire de jour en jour. Elle fait un œdème pulmonaire, ne pèse plus que 39 kg. Le 6 avril, les médecins, la jugeant perdue, demandent à son fils de faire venir Jacques. Depuis sa chute, elle est si faible que son oncologue a renoncé à traiter son lymphome.

Tout espoir étant perdu, il se résout à tenter le tout pour le tout et, avec l’accord de Thomas, lui administre une chimiothérapie. Comme ce dernier le confiera à sa mère : « Je savais bien que tu rêvais de mourir dans ton sommeil, mais quand ton médecin m’a fait valoir que si le traitement marchait, il était possible que tu ailles enfin mieux, je ne pouvais pas dire non. »

Est-ce la médecine, l’amour des siens, les ferventes prières de ses amis ou l’alchimie des trois ? Toujours est-il qu’après cette première injection, Françoise émerge enfin du néant : elle est épuisée, mais entrevoit pour la première fois une lueur au bout du tunnel. Grâce aux douceurs que lui apportent ses copines, compensant les insipides plateaux-repas de l’hôpital, elle reprend du poids. Les visites de Thomas sont un soleil, quand bien même elle aurait aimé lui épargner « ce désolant spectacle d’une loque pathétique avec sa sonde urinaire d’un côté, sa potence à perfusion de l’autre ». La rééducation est un calvaire mais porte ses fruits.

Au bout de quatre mois, la chanteuse est assez vaillante pour être transférée dans la clinique de Boulogne-Billancourt, construite à l’emplacement d’anciens studios de cinéma. Elle est ravie d’intégrer l’étage de La grande vadrouille, qu’elle quitte début août pour rentrer chez elle, mais n’est pas au bout de ses peines. Un matin, elle se découvre une grosseur à la base du cou. Le crabe aurait-il encore frappé ? Affolée, Françoise file à l’hôpital et apprend, soulagée, que ce gonflement est dû au cathéter qu’on lui a posé. Elle souffre aussi de violentes diarrhées qui l’épuisent, causées par une bactérie qu’on mettra des semaines à identifier. Cerise sur le gâteau, en novembre, elle tombe dans l’entrée de son immeuble et se fracture le poignet !

Heureusement, au terme de ce chemin de croix, l’idole des sixties semble enfin avoir recouvré la santé. Désormais, quand il lui arrive de rêver de son époux, la chanteuse continue de ressentir le trouble que provoque « le désir exacerbé par juste ce qu’il faut de frustration ». Ce qui la fait s’interroger : « Suis-je moins détachée que je ne l’imagine, non de mon mari, mais de l’état amoureux et de l’élan formidable qu’il donne ? »

Si tel était le cas, chère Françoise Hardy, permettez-nous de nous réjouir. Car n’être pas tout à fait détachée de cet état, c’est être attachée à la vie et à ce qu’elle a de plus beau à offrir…
Lili Chablis

Source : http://www.francedimanche.fr/infos-people/musique/francoise-hardy-ses-vingt-six-jours-dans-le-coma/
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