Françoise Hardy - Mon amie la rose


 
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 17 novembre 2016 - Flash-News

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Jérôme
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Message(#) Sujet: 17 novembre 2016 - Flash-News Jeu 17 Nov 2016 - 17:36

17 novembre 2016
Françoise Hardy - Interview par Michel X.G pour Flash-News

Après une année 2015 noire, 5 mois d’hospitalisation, 3 semaines d’inconscience, Françoise Hardy est revenue d’une autre rive, avec son humour, sa franchise et un nouveau livre «  Un cadeau du ciel » où elle raconte ce qui c’est vraiment passé, et nous parle aussi de spiritualité, de littérature, et d’autres sujets qui nous tiennent à cœur.

Françoise bonjour, et merci de bien vouloir une nouvelle fois, la quatrième, répondre à mes interrogations pour les internautes de Flash-News.
Merci à vous.

Votre livre se lit d’un trait, votre écriture est fluide, aussi première question, lorsque vous écrivez, revenez-vous souvent sur une phrase, un mot, ou gardez-vous le plus souvent votre première inspiration ?
Je n'écris pas facilement et reviens jusqu'à la dernière minute sur mes phrases pour les élaguer, simplifier, corriger, améliorer. Une fois publié, je ne peux pas ouvrir le livre tellement je suis certaine d'avoir malgré tout laissé passer des maladresses, redites ou fautes par ci par là...

Êtes-vous une auteure du matin, de l’après-midi, ou votre écriture n’est pas cloisonnée à un emploi du temps strict et décidé ?
À vrai dire, je travaille toute la journée avec les diverses interruptions que nécessite le quotidien : courses, repas, courrier, comptabilité, réponse aux mails urgents, etc.

Vous m’avez dit il y a quelques mois que vous préfériez être interviewée par Ruquier et ses chroniqueurs, que dans des émissions aux questions convenues, mais, quand on voit dans ONPC (Vanessa Burggraf ou Yann Moix) ne vous parlez ni du fond, ni de la forme, on peut se demander si certains « journalistes », ne sont là que pour faire le buzz au détriment systématique de l’invité.
Vous avez raison, dès lors qu'une émission devient une sorte d'abattoir avec des cibles désignées, elle perd beaucoup de son intérêt. Vanessa Burggraf n'a pas le niveau de Léa Salamé, mais de toute façon donner un avis sur un disque ou un film ou un livre non politique, n'est pas de la compétence de journalistes politiques. Je me souviens quand Léa Salamé et Yann Moix ont parlé à Thomas de son nouvel album : c'était effarant de stupidité.

Comment avez-vous ressenti ces attaques ?
J'avoue avoir été très déstabilisée par la façon dont Vanessa Burggraf m'a littéralement assassinée. Mais n'oublions pas qu'elle a le feu vert de Ruquier comme de Catherine Barma, la productrice, pour aller dans ce sens. J'ai perdu mes moyens et ai été angoissée pendant 2/3 jours. De plus, l'émission est montée et deux choses importantes que j'ai dites- en rapport avec le fond du livre - ont été coupées au montage. Mais cette émission reste la plus regardée et même si cela ne suffit pas, la plus susceptible de faire vendre un livre ou un disque... Quant à Ruquier il n'a pas lu le livre : quand il a cité un passage, je ne l'ai pas reconnu, non que je ne l'aie pas écrit, mais parce qu'il lui attribuait une signification totalement fausse, et s'il se méprenait autant, c'est parce qu'il n'avait pas lu ce qui précédait.

Venons-en à votre livre, vous avez expliqué que vous l’avez principalement écrit pour aider ceux qui peuvent traverser une situation médicale comme vous avez eu, mais n’est-ce pas aussi une thérapie personnelle ?
Je n'ai pas dit ça. Il me semblait juste important de rapporter que ce sont les chimios qui m'ont ressuscitée - tout a joué au final bien sûr, les chimios n'auraient peut-être pas été aussi efficaces sans les prières, mais la peur des chimios est telle chez tout le monde en général, moi en particulier, que je trouvais important et rassurant de dire qu'elles pouvaient faire revenir à la vie un malade considéré comme perdu.

Et la face spirituelle de votre livre et de votre cheminement ?
Parler de la spiritualité, mettre le doigt sur ce qui m'a aidée dans ce domaine et sur les choses essentielles communiquées par le Maître auquel je me réfère, me semblait encore plus important que le reste et constitue le propos le plus important de ce livre...

Vous parlez de ce cauchemar dans une  « boite blanche » au début du livre, croyez-vous aux rêves prémonitoires ?
Vous avez lu mon livre, vous avez dû vous rendre compte que c'est sous cette forme que j'ai vécu la réalité de ma détresse respiratoire et de l'imminence de ma mort. La boîte exiguë, illustre bien l'enfermement dans une « cage » thoracique en train de me tuer.
 
Vous parlez des textes de Georges Brassens que vous lisait votre fils, mais surtout de sa présence journalière, pensez-vous que cela vous apportait un soulagement inconscient ?
Très probablement ! En tout cas quand je me suis vraiment réveillée, Thomas était là et me tenait la main, mais, en dehors du cauchemar, j'étais totalement inconsciente de ce qui m'arrivait.

Vous avez été très bien entourée, soutenue, en aviez-vous la sensation malgré votre -ailleurs- ?
Par définition, quand on est inconscient on n'a pas de sensations de ce genre et dans mon cauchemar, je me débattais seule contre la mort. C'est après être revenue à la vie que j'ai apprécié la présence quotidienne de mes deux amis les plus proches, de celle de Thomas bien sûr, et de tous les amis qui sont venus me voir.

Pensez-vous souvent à l’inconnu qui se trouve sur l’autre rive ?

J'y pense mais comme vous dites, c'est du domaine de l'inconnu, je dirai même de l'inconnaissable,  et la seule idée que je m'en fasse vient de la spiritualité à laquelle j'adhère.

Et la mort ?
La mort ne me fait pas si peur que ça et j'y suis résignée. C'est le chemin qui y mène, le « mourir » que je redoute, à cause des souffrances et limitations par lesquelles cela se traduit le plus souvent. À cause aussi - et en priorité - du déchirement de quitter Thomas, mes proches et la vie tout court.

Sur ce sujet, soutiendriez-vous de par votre notoriété une « vraie » loi sur l’euthanasie, et non pas celle sur la « sédation » actuelle ?
Je la soutiendrais totalement et officiellement ! Comme je le dis dans mes livres, c'est une honte de ne pas avoir en France les mêmes droits qu'en Belgique, en Hollande ou en Suisse, à cause de la lâcheté des personnalités politiques. Ni les mêmes droits qu'un chat ou un chien !

Vous semblez plus apaisée depuis votre retour, cependant, dans votre écriture on peut ressentir parfois un sentiment de culpabilité, vous culpabilisez-vous souvent ?
Oui, mais je ne m'attarde pas trop, car la culpabilisation est stérile - sauf quand elle vous empêche de commettre à nouveau les mêmes erreurs.

Vous dites « l’amour ne se commande pas », pourtant certains défilent pour condamner des amours ou essayer d’annuler une loi sur le mariage qui ne fait de tort à personne, on sent dans votre ouvrage que ces personnes avec leurs slogans dans les rues vous choquent.
Je dis en effet que l'amour ne se commande pas. Je l'ai toujours su et ce qui m'a le plus dérangée dans les religions chrétiennes,  c'est ce soi-disant commandement du soi-disant Dieu qui dit d'aimer son prochain comme soi-même...

Vous citez Pastor : « L’affectif ne mène pas bien loin, il est une impuissance ». Vous qui avez, et avez eu, pour l’amour je dirai « un affectif passionné », et pour votre fils « un affectif maternel et total », est-ce que cette phrase ne vous dérange pas ?
Les journalistes ont la déplorable habitude de sortir de son contexte une phrase susceptible d'être dérangeante.
Le texte dit ceci :
L'affectif ne mène pas bien loin : il est une impuissance. Si tu regrettes que je parte, c'est parce que tu ne veux pas être seul et je ne suis pas content de ce constat, car j'espérais quitter un homme libre, ce qui ne remet en cause ni l'amour ni sa profondeur. L'amour est une nourriture véritable et si tu as su la prendre, tu dois te retrouver suffisamment plein pour que n'importe quelle séparation ait lieu. Toute séparation est douloureuse, mais le bonheur à sentir la richesse de l'échange ainsi que de l'héritage que cet échange laisse, est plus important.
Cette vision des choses me semble parfaite.
 
Et pour votre fils ?
En ce qui concerne Thomas, je suis agacée que les journalistes veuillent absolument que j'aie pour lui un amour démesuré. Il me semble que l'affection que j'éprouve pour lui est celle de toute maman normale et j'espère qu'il n'y a rien d'excessif dans mon affection, car la démesure est l'expression d'un déséquilibre non souhaitable.

Après cette tempête physique en 2015 et début 2016, comment vous sentez-vous en cette fin d’année ?
Beaucoup mieux, mais préoccupée comme la plupart des gens par les atrocités qui continuent d'avoir lieu partout dans le monde et par les lourdes menaces qui pèsent sur lui. Entre autres, que les Américains aient élu quelqu'un qui s'apprête à priver les femmes et les homosexuels d'une partie de leurs droits est aussi inquiétant que scandaleux.

Une toute dernière question que beaucoup se posent : maintenant que vous avez retrouvé votre voix, pensez-vous qu’un jour vous reprendrez le chemin des studios ?
Le problème n'est pas là. Je ne me sens pas capable de faire mieux ni même aussi bien que mon dernier album - L'amour fou en 2012 - de plus, quoi que je fasse, je ne bénéficie d'aucune programmation radiophonique. Je ne reproche rien aux stations périphériques FM ou autres, mais ce n'est pas stimulant, et n'incite pas à retourner au charbon.

Que faut-il en déduire ?

Que cela ne signifie pas que j'aie renoncé totalement à chanter en studio.
Nous verrons...
 
Merci Françoise pour cet échange qui remet des choses comme elles doivent l’être, sans ellipse en toute spontanéité, et qui permet de vous retrouver avec un large sourire et un regard tourné vers la vie et l'avenir.

Source : http://flashnews.canalblog.com/archives/2016/10/16/34574445.html
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