Françoise Hardy - Mon amie la rose


 
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 Vie privée, vie publique - Enfance, père, mère, soeur....

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Jérôme
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Message(#) Sujet: Vie privée, vie publique - Enfance, père, mère, soeur.... Sam 8 Mar 2008 - 19:35

Mireille Dumas recevait Françoise Hardy le 22 novembre 2006 sur France 2 pour un entretien exclusif à l'occasion de la sortie de l'album Parenthèses.

Quelques bribes de l'émission...

Mireille Dumas : Est-ce que vous pensez que votre enfance a beaucoup compté dans le fait que vous vous soyez retrouvée avec Jacques et pas un autre ?
Françoise Hardy : En effet, beaucoup de personnes ont déjà fait par rapport à moi la connexion que je peux faire tout aussi bien : Père absent donc tendance à se focaliser sur des hommes qui vont être absents aussi. Y a quelque chose comme ça.

Mireille Dumas : Vous avez vécu le poids de ne pas avoir de père, vous vous disiez bâtarde socialement...
Françoise Hardy : Oui mais… c'est-à-dire que ma mère, d’une certaine manière, elle a fait bien avant la chanson de Goldman, un bébé toute seule. C’est à dire que dans son esprit, il était pas question de vivre avec le père. Pour le coup, elle lui a donné très très peu à mon père. J’ai compris ça beaucoup plus tard. C’est elle qui ne voulait pas.

Mireille Dumas : Elle a quand même eu deux enfants du même homme ?
Françoise Hardy : Oui, mais à l’époque la contraception n’existait pas. D’abord, elle est tombée enceinte mais elle ne voulait pas d’enfants. Mon père non plus, j’imagine. Et donc, elle a avorté. Puis, bizarrement le fait d’avoir avorté lui a donné un désir d’enfant. C’est comme ça que je suis née. Quand elle est tombée enceinte de ma sœur, il était pas question d’avoir un autre enfant. Mon père n’en voulait à aucun prix mais finalement ma mère a décidé de la garder. Mais, disons que ma sœur était une enfant moins désirée que moi et je pense que beaucoup de problèmes terribles que ma sœur a connus tiennent en grande partie à ça.

Mireille Dumas : Et vous, vous vous êtes sentie désirée et aimée ?
Françoise Hardy : Moi je me suis sentie aimée par mon père même si je ne le voyais jamais. Enfin, on le voyait deux à trois fois par an. Je savais qu’il avait beaucoup d’affection pour moi. Il n’en avait pas pour ma sœur bizarrement. Et puis ma mère aussi avait de l’affection pour moi et à la fin de sa vie elle m’a dit qu’elle ne s’était jamais sentie d’affinités avec ma sœur. Donc ma sœur a vraiment eu un poids très lourd à porter auquel elle n’a pas survécu d’ailleurs. C’est terrible ça.

Mireille Dumas : Vous pensez que c’est ça ?
Françoise Hardy : Oui, ma sœur était psychotique et je pense que le fait de n’avoir été aimée, désirée ni par son père ni par sa mère était déterminant là dedans. En plus, je ne parlais pas beaucoup avec ma sœur parce qu’on ne s’entendait pas très bien. Alors vous voyez, ma sœur n’avait pas grand monde vers qui se tourner parce que même avec moi ça ne se passait pas très bien. Une des rares fois où elle m’avait fait des confidences, elle m’avait dit qu’elle n’avait jamais éprouvé d’affection pour notre mère et que le seul sentiment que notre mère lui avait inspiré c’était la peur. Et ma mère était quelqu’un qui pouvait être assez effrayant. Même pour moi.

Mireille Dumas : Et pourquoi aviez vous peur de votre mère ?
Françoise Hardy : Parce qu’elle avait quelque chose de très autoritaire. C’était une femme de devoir. C’était une femme forte, une femme assez dominatrice aussi qui se posait plus ou moins en exemple. C’était un modèle maternel assez masculin finalement, forcément puisqu’elle devait jouer à la fois le rôle du père et de la mère, assez écrasant. Moi, je sais que je me suis sentie assez écrasée par elle.

Mireille Dumas : Il a fallu avancer dans la vie avec quand même toutes ces difficultés dont vous venez de parler dans votre enfance.
Françoise Hardy : Oui. Ce qui m’a rendu les choses difficiles, encore maintenant, c’est le fait d’avoir eu une enfance où on ne voyait personne . Ma mère n’avait quasiment pas d’amis. On ne voyait jamais personne. Quand on passe une enfance comme ça, en vase complètement clos, au point de ne jamais voir personne, c’est pas bon pour la suite des événements C'est-à-dire qu’on a tendance à rechercher ce vase clos parce qu’on n’a pas été habituée assez jeune à voir d’autres gens et finalement on est assez mal à l’aise tout le temps

Mireille Dumas : C’est ce que vous avez fait, dans le fond, Françoise …
Françoise Hardy : Oui, je pense qu’en effet la bulle familiale a été remplacée par la bulle discographique et … du couple.

.... (à suivre)....
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Alexandre
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Message(#) Sujet: Re: Vie privée, vie publique - Enfance, père, mère, soeur.... Sam 8 Mar 2008 - 23:28

C'était pas la joie d'être la petite soeur. Quel bourdon ! No
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Anne
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Message(#) Sujet: Re: Vie privée, vie publique - Enfance, père, mère, soeur.... Dim 9 Mar 2008 - 0:40

C'est quand même assez paradoxal qu'avec cette enfance en vase clos sans voir personne et cette timidité encrée dans sa personnalité, Françoise ait réussi à être aussi audacieuse à 17 ans pour "taper" aux portes. Il y a un truc dans son fonctionnement psychologique qui me dépasse. D'autant qu'elle se dévalorisait déjà puisqu'elle répondait à la question "comment vous voyez-vous dans quelques années", "je ne chanterai plus ????
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claude
Hypermordu
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Message(#) Sujet: Re: Vie privée, vie publique - Enfance, père, mère, soeur.... Mar 11 Mar 2008 - 12:56

ça fait un peu peur ça ! Imaginez les repas dominicaux en famille.
Heureusement que Jean Marie Périer est passé par là, il l'a sortie de ce contexte traumatisant, comme la chanson lui a permis aussi de s'évader.
Elle a eu le courage des trouillards pour aller frapper aux portes car elle savait que c'était à ce prix là qu'elle s'en sortirait.
Elle n'aurait pas eu ça, c'est pas des études d'allemand puis vraisemblablement de l'enseignement qui lui aurait remis le idées en bonne place.
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