Françoise Hardy - Mon amie la rose


 
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 22 avril 2018 - F.Hardy : La star qui ne s’aimait pas(France Dimanche)

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Jérôme
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Message(#) Sujet: 22 avril 2018 - F.Hardy : La star qui ne s’aimait pas(France Dimanche) Dim 22 Avr 2018 - 19:58

Françoise Hardy : La star qui ne s’aimait pas

Publié le 22 avril 2018
 

Miraculée, Françoise Hardy revient 
avec un nouvel album et évoque son parcours complexe.

 
Elle n’a jamais eu besoin de cultiver sa différence. Si Françoise Hardy, la discrète, l’introvertie, ne ressemble à personne, ce n’est pas un choix de sa part mais l’exact reflet de sa nature profonde.

Déjà en 1962, à l’heure de Tous les garçons et les filles, son premier succès, la chanteuse traînait sa guitare et sa mélancolie de studio en plateau, quand ses camarades yé-yé vantaient l’amour et l’insouciance de la jeunesse. La jeune fille n’avait alors que 18 ans, mais semblait porter sur ses frêles épaules le poids de toute une vie.

Aujourd’hui, à 74 ans, cette « miraculée » renaît de ses cendres en sortant ce 6 avril un album, Personne d’autre, un titre qui lui colle à la peau.

Ecouter le premier single Le Large

Un événement auquel ses fans ne croyaient plus après le cancer qui avait plongé leur idole dans le coma en 2015.

Mais Françoise, vedette malgré elle, sait encaisser les mauvais coups, même ceux qui vous conduisent aux portes de la mort. Peut-être parce qu’elle a commencé très jeune à souffrir, ainsi que l’artiste s’en est ouverte dans les colonnes de Télérama.

Ses soucis ont en effet commencé très tôt, pour ainsi dire in utero. Sa mère, à la suite d’une grossesse « accidentelle », avait fait une fausse couche : « Cela lui a subitement donné envie d’avoir un enfant, raconte Françoise, et c’est ainsi que je suis née. Ensuite, elle est tombée de nouveau enceinte, mon père ne voulait pas en entendre parler. Elle a quand même gardé ma sœur. »

Idéal féminin


Un choix maternel qui n’a, hélas, pas porté bonheur à ce bébé qui, en grandissant, deviendra une petite fille souffrant de graves troubles mentaux, atteinte à la fois de schizophrénie et de paranoïa.

Un véritable calvaire pour la pauvre gamine, mais aussi une souffrance constante pour les siens. À tel point que, des décennies plus tard, Françoise ne souhaite toujours pas s’étendre sur cet épisode douloureux de sa jeunesse (pas plus d’ailleurs que sur les nombreux attentats à la pudeur dont elle a été victime à l’époque), une blessure qui semble ne s’être jamais vraiment refermée : « Elle a eu une vie terrible. Elle est décédée. Je n’en parle pas. »

Cette période fondatrice de son existence ne lui laisse d’ailleurs guère de bons souvenirs.

Son père avait tout du fantôme. Elle ne le voyait que deux ou trois fois par an, le temps d’un déjeuner, mais l’idéalisait malgré tout. L’affection que lui portait ce père très intermittent lui semblait bien réelle.

Et puis sa famille… en particulier cet oncle parti aider les déportés du sinistre camp de concentration de Dachau, auxquels il sacrifia sa vie, lui paraissait héroïque au regard du parcours de sa mère.

« J’étais écrasée entre une grand-mère qui n’arrêtait pas de me rabaisser, de me dire que je ne valais rien et que j’étais moche, et ma mère qui faisait l’inverse, me survalorisait », raconte-t-elle.

Deux jugements qui étaient aussi pénibles à vivre l’un que l’autre. Car aujourd’hui encore, Françoise supporte mal les feux des projecteurs et ne comprend toujours pas pourquoi certains la portent au pinacle.

« Quand j’entends prononcer le mot d’icône à mon propos, je trouve cela ridicule. J’ai une vie tout à fait normale ! explique-t-elle, toujours dans Télérama. Sans compter que je suis complexée par ma voix limitée, mon incapacité à faire de la scène [elle a arrêté les concerts en 1968, ndlr], mes problèmes de mémorisation des textes. Longtemps, j’ai été complexée aussi par mon physique. »

Une phrase qui pourrait prêter à sourire.

De toutes les stars françaises des Sixties, Françoise Hardy est sans doute celle dont la beauté est la plus frappante et intemporelle. Mais si cette allure est indémodable, c’est vrai qu’elle ne correspondait pas aux canons de l’époque. Dans les années 60, le public appréciait les rondeurs d’une Brigitte Bardot, les filles pulpeuses.

Du coup, seule face à son miroir, Françoise se trouvait laide, trop svelte pour plaire, condamnée par son physique ingrat et ses « grands pieds ». Cet autodénigrement aurait pu durer longtemps si, par un beau jour de 1968, elle n’avait lu l’interview dans Mademoiselle âge tendre d’un sex-symbol masculin planétaire : « Mick Jagger a déclaré que j’étais son idéal féminin. Ça a été un coup de tonnerre ! »

Un tel compliment de la part du leader des Rolling Stones aurait de quoi donner une grande confiance, voire la grosse tête, à la plupart des femmes.

Pourtant, aussi flattée qu’elle ait pu se sentir en lisant cet hommage, la chanteuse est restée hantée par ses démons : « L’absence de mon père m’a fait me focaliser sur ma mère. Trop. J’avais sans cesse peur qu’il lui arrive quelque chose. Du coup, toute ma vie, je me suis focalisée sur très peu de gens. »

Un papa dont Françoise a appris sur le tard qu’il était homosexuel. Et si cela ne l’a pas choquée le moins du monde, elle n’oubliera jamais sa triste fin. Il racolait des jeunes, et l’un d’entre eux l’a cogné si fort qu’il l’a tué…

Par la suite, l’interprète de Partir quand même sera vouée aux hommes absents. À commencer par celui de sa vie, Jacques Dutronc qui, à l’en croire, dans les années 70, pouvait annuler un rendez-vous, alors qu’ils ne s’étaient pas revus depuis trois semaines.

Mais le pire était à venir, après la naissance de Thomas : « Je suis de nouveau tombée enceinte, mais j’ai fait une fausse couche, confie-t-elle dans Télérama. Jacques tournait en Guyane. Je l’ai appelé… et il s’est réjoui en disant : “Je savais qu’il y aurait un problème, je me suis toujours vu avec un petit garçon et pas avec deux.” »

Même s’ils forment depuis longtemps un couple (très) libre, le lien qui les unit semble indestructible : « Quand je lui ai proposé de divorcer, il m’a répondu : “Jamais !” […] En vieillissant, il est devenu plus charmant. »

Pétrifiée


Françoise est désormais entrée dans l’âge de la nostalgie. Sans la moindre nuance d’amertume, mais avec un soupçon de regret. Comme celui d’avoir perdu Serge Gainsbourg, auteur de son tube Comment te dire adieu : « Je nous revois au restaurant, alors que Jane Birkin tournait La piscine. Il avait peur qu’elle craque pour Delon. J’essayais de lui expliquer que si elle était sensible au charme de Serge, elle ne le serait sans doute pas à celui de Delon. »

Ou encore le souvenir rétrospectif de sa rencontre avec Bob Dylan, lors de son passage à l’Olympia : « Il voulait que j’aille le voir à l’entracte. Il était pétrifié et moi aussi. Et après, dans sa chambre d’hôtel, quand il m’a fait entendre Just Like a Woman et I Want You, il n’a pas eu le moindre geste déplacé. »

Pourtant, bien plus tard, un couple d’Américains rencontrés à Paris lui remettra des textes « très romantiques » du barde des Beatniks, révélant que Françoise avait été son fantasme d’adolescent. Une histoire résumant à merveille le parcours d’une femme qui a toujours ignoré son talent et sa beauté. Une ignorance qui fait tout son charme…

Claude LEBLANC

Source : http://www.francedimanche.fr/actualites/francoise-hardy-la-star-qui-ne-s-a-aimait-pas
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