Françoise Hardy - Mon amie la rose


 
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 Douce violence

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Jérôme
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Message(#) Sujet: Douce violence Sam 5 Déc 2009 - 19:36

Le 7 avril 1966, Françoise Hardy reprend à la télévision en hommage à Johnny Hallyday la chanson Douce violence écrite par Clément Nicolas sur une musique de Georges Garvarentz (à l'origine pour le film Douce violence sorti sur les écrans en 1961) :


La version de Johnny Hallyday :
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Alexandre
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Message(#) Sujet: Re: Douce violence Dim 6 Déc 2009 - 18:15

Ces deux artistes n'ont d'habitude presque rien en commun au niveau de l'interprétation mais pourtant ici leurs versions fonctionnent autant l'une que l'autre et se ressemblent beaucoup. clap
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Jérôme
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Message(#) Sujet: Re: Douce violence Dim 15 Jan 2012 - 19:07

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Alexandre
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Message(#) Sujet: Re: Douce violence Lun 16 Jan 2012 - 11:45

C'est chouette la petite intro où Françoise traite Johnny de menteur... clown
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Lil' Bear
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Message(#) Sujet: Re: Douce violence Lun 16 Jan 2012 - 14:32

A propos du compositeur Georges Garvarentz (auquel je m'étais intéressé de plus près en notant qu'il avait signé la musique d'une fameuse chanson de Sylvie sur des paroles d'Aznavour, "La plus belle pour aller danser"), voici les notes de livret d'un CD d'Aznavour intitulé Chansons de films, musiques de Georges Garvarentz:

La mère de Charles Aznavour a eu comme professeur de lettres Kevork Garvarentz. Ce poète, auteur de l'hymne national d'Arménie, a eu un fils en 1932, prénommé Georges. Lorsque la famille Garvarentz se fixe en France, Georges s'éprend d'Aïda Aznavourian, soeur de Charles, qu'il épouse le 17 septembre 1965. Il forma avec Charles un autre couple, artistique celui-là, puisque Georges compose les partitions de nombreux textes du chanteur : Prends garde à toi (1956), Et pourtant (1962), Il faut saisir sa chance (1962), Retiens la nuit (1962), Paris au mois d'août (1966)... Parallèlement, Garvarentz a mené une carrière de compositeur pour le cinéma à commencer par Un taxi pour Tobrouk en 1960.

"Mes premiers souvenirs de Georges Garvarentz remontent à 1956-1957. C'est par ma soeur, Aïda Aznavour, que j'ai fait sa connaissance. Elle me dit un jour: "J'ai rencontré un jeune compositeur très talentueux. Tu devrais travailler avec lui !". A priori, je n'écris pas spontanément de chanson avec un inconnu. Donc, j'ai confié à Garvarentz un texte auquel je ne tenais pas particulièrement. C'était une sorte d'essai, de test. Le résultat m'a aussitôt convaincu. Aïda ne s'était pas trompée. On connaît la suite : Georges Garvarentz a épousé mes textes et ma soeur.

Comment définir Garvarentz ? C'était un type très humain, altruiste, toujours prêt à aider les gens autour de lui, à solutionner leurs problèmes. Très vite, j'ai pris conscience de son rôle dans ma vie, celui d'un alter égo musical, d'un vrai frère de création. Quand il composait, il travaillait à la fois sur mes paroles et sur ma voix. IL avait toujours mon timbre, mon phrasé, ma tessiture bien en tête... Quand je découvrais sa musique avec mes mots, j'étais souvent surpris. Il me fallait une ou deux écoutes pour constater la justesse absolue de son travail. Si je devais imager, je dirais que Garvarentz ressemblait à une fontaine à mélodies. Les idées de thèmes lui venaient très facilement. En revanche, ce qui lui prenait du temps, c'était l'harmonisation. Ses musiques grouillent d'harmonies inattendues, de changements de tonalité qui vous donnent l'impression d'envolées extraordinaires. Dans plusieurs chansons, les modulations sont assez ahurissantes. En cela, Georges était un compositeur d'une grande richesse harmonique, qualité assez rare chez les mélodistes. Lui, c'était une pointure, mélodiquement et harmoniquement. Je crois qu'on peut parler d'une marque de fabrique, d'un sceau Garvarentz.

Un point précis nous séparait : Georges se passionnait pour la musique de film, moi pas du tout. On est tributaire d'un metteur en scène, d'une situation, d'un minutage, etc. Moi, j'aime disposer d'une liberté totale. Georges, lui, trouvait sa liberté dans les contraintes de l'image, au service des autres. Il adorait dialoguer avec les cinéastes, les convaincre de la nécessité de tel ou tel tempo, de mettre en avant tel instrument soliste. Souvent, il les bousculait pour essayer de les emmener plus loin. Du coup, au départ, les relations étaient tendues. Les metteurs en scène montraient leur agacement: "Il veut prendre mon fauteuil ou qui ?". Généralement, très vite, ils comprenaient que Georges s'activait dans leur intérêt. Qu'il ne travaillait pas seulement à leur place mais qu'il pensait à leur place : où glisser la musique, comment la faire intervenir, à quel niveau la mixer par rapport aux dialogues et aux bruits. D'où des rapports d'amitié, de fidélité qui se sont forgés au fil des années avec Denys de la Patellière, Gilles Grangier, Sergio Gobbi ou Jean Marboeuf.

De mon point de vue, le lyrisme de Garvarentz a une saveur italienne. La saveur des grands compositeurs d'opéras. S'il l'avait souhaité, Georges aurait pu s'imposer comme un compositeur classique, de concert. Mais la chanson, le cinéma l'ont accaparé. Et puis, le classique ne nourrit pas son homme et pose un problème de diffusion: si Garvarentz avait écrit des symphonies, qui les aurait créées ? Dans quelles conditions ? Quel aurait été son public ? Parfois, je trouve frustrant qu'il ne nous ait pas laissé une oeuvre classique. Mais je me console aussitôt en me disant que certaines partitions de films (Caroline Chérie, La Lumière des Justes, Téhéran 43) forment, à leur façon, des suites symphoniques.

Georges est parti en 1993. Quand je pense à lui, je suis forcément nostalgique. Pour une seule et bonne raison : on ne remplace pas son double."


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