Françoise Hardy - Mon amie la rose


 
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 4 avril 2010 - Ouest France

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Jérôme
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Message(#) Sujet: 4 avril 2010 - Ouest France Dim 4 Avr 2010 - 9:56

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Françoise Hardy au sommet de son art

dimanche 04 avril 2010

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« Mon plaisir, c'est de m'identifier à un texte, pour le vivre totalement en le chantant, comme dans une petite transe. »
Patrick Swirc

Si elle ne donne plus de concerts depuis belle lurette, elle continue à sortir des disques superbes, aux mélodies et aux textes soignés. Françoise Hardy a fait de la mélancolie sa fidèle compagne.

Dans cet hôtel parisien, elle est assise derrière une grande table, droite comme un « i », mince comme un filet de citron. En apparence, elle a un côté austère. Vous la lancez sur un sujet. Et hop, c'est parti. Elle est bavarde, Françoise Hardy. Elle rit souvent, d'un rire clair, d'elle-même, de ses anxiétés chroniques.

Son petit homme, Thomas Dutronc, a fini ses concerts en fin d'année dernière. Elle angoisse moins de ne plus le savoir sur la route. Son grand homme, Jacques, est en pleine tournée. Elle est épatée. « Jacques, c'est une force de la nature. Sa forme est époustouflante, malgré ses excès. Il me disait, à 40 ans, que je ferais une très jolie veuve (elle rit franchement). Il va me survivre. »

Avec Françoise Hardy, on peut parler de tout, sans tabou. Elle est d'une sincérité unique dans le show-biz. Dans son autobiographie (Le désespoir des singes et autres bagatelles), parue en 2008, elle mettait franchement cartes sur table, à la limite de l'impudeur. « Vous savez, les douleurs de la vie personnelle sont bien plus romanesques que ce que l'on peut raconter sur la vie professionnelle. Et puis, j'ai longtemps été très naïve. Je sais beaucoup plus de choses aujourd'hui sur la vie de patachon menée par Jacques qu'au moment où je vivais avec lui. Je trouvais intéressant de donner un éclairage là-dessus. Sur son histoire avec Romy Schneider. Cela fait partie des pages de mon livre que j'ai le mieux écrites, où je fais passer le mieux l'émotion. »

C'est pareil sur disque. Depuis sa première chanson (Tous les garçons et les filles), en 1962, à 18 ans, Françoise, la romantique, se raconte et raconte sa difficulté à aimer, entre espoir et souffrance. Son parcours de solitude et d'amoureuse platonique est sa principale source d'inspiration. « Dans mes textes, je suis toujours dans mon rôle. Cela ne m'intéresse pas d'écrire une chanson qui n'a pas un rapport quasi-total avec mon vécu. Même si aujourd'hui, mon inspiration provient plus du fantasme que d'autre chose, c'est vraiment du vécu. Parce que c'est mille fois plus jubilatoire de partir de là, de ses sentiments, même si c'est égocentrique. » En général, quand il s'agit de chansons toutes personnelles, les chanteurs expliquent que ce n'est pas eux, mais un ami, l'entourage...

Pour autant, l'inspiration chez Françoise Hardy n'arrive jamais seule... « Elle est grandement facilitée par la qualité des mélodies que je reçois. Sur cet album, j'ai eu beaucoup de chance. La mélodie de Calogero est venue comme un cadeau du ciel. » Toujours anxieuse, elle a hésité avant de s'y attaquer : « Peur que rien ne me vienne à l'esprit. »

Elle a donc passé son tour. Zazie s'y est essayée : « J'aime bien Zazie, je la considère comme un grand auteur, mais pour moi, son texte ne collait pas du tout à la mélodie. » Là-dessus, elle ne transige jamais. Une bonne musique porte déjà en elle une histoire. à l'auteur de la peindre. « Zazie m'avait écrit quelque chose de cérébral et de léger, avec des jeux de mots sur les signes du zodiaque. Alors que pour moi, la mélodie traduisait quelque chose de passionnel, avec une dynamique. » Finalement, elle va écrire Noir sur blanc avec Patrick Loizeau, parolier de Dave notamment, qui lui avait envoyé quelques propositions.

Noir sur blanc raconte, avec grâce, l'espoir d'un dernier amour, comme compensation aux peines passées... Sa voix y est divine : « Je sais qu'elle a un côté médium, qui peut se rapprocher des fréquences de certaines cordes comme le violoncelle. Mais là encore, cela tient à la mélodie, passionnée. »

Et les chansons s'égrènent évoquant le rêve comme une drogue indispensable à la vie (Mieux le connaître), l'amour comme tuteur (La pluie sans parapluie), la mélancolie de la jeunesse passée (Le temps de l'innocence). Et aussi l'état dépressif des jours sans (Champ d'honneur) et le néant (Les pas) : « Je l'ai écrite lors de la disparition d'Alain Bashung, qui m'a beaucoup affectée. » Des thèmes parfois lourds, mais traités avec finesse.

Avec quelques surprises, loin de son univers habituel. Comme Un coeur éclaté, étonnant portrait d'un homme blessé. « J'ai voulu créer un climat à la Rosamond Lehmann, une Britannique dont le roman Le jour enseveli m'a bouleversée. » Une belle connexion littéraire. Françoise Hardy n'a pas fini d'explorer l'écriture.

La pluie sans parapluie, EMI, 13 titres, 43 mn.
Michel TROADEC.

(source : http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Francoise-Hardy-au-sommet-de-son-art_39382-1321559_actu.Htm )
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