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20 mai 2012 Il est tout pour moi Musique : Françoise Hardy Texte : Françoise Hardy Créée en 1962 par Françoise Hardy. "Bonjour Gaston" en propose une reprise intégrant quelques passages de la chanson Amoureux solitaire de Lio !
Gros plan sur Françoise Hardy par Télé 7 jours (1ère partie)
Sam 19 Mai 2012 - 8:10 par Jérôme
En 1963, Télé 7 jours s'épanchait à sa manière sur le "phénomène" Hardy.
Sur Françoise Hardy, on a déjà tout dit, tout raconté, tout écrit. Tout le monde sait qu'elle mesure 1m72, qu'elle chausse du 39, qu'elle pèse 52 kilos, qu'elle a dix-neuf ans, ses deux bacs, une sœur nommée Michèle, une mère aimante et, en prime, beaucoup de talent. Tout le monde sait aussi qu'elle bat le record de vente du disque, et, qu'aux yeux des éditeurs, elle est le plus fantastique "phénomène" commercial de ces dernières années.
Mais quand on la traite de "phénomène", Françoise sourit : "Moi, un phénomène ? Sûrement pas ! Je suis comme les autres." Les autres, ce sont ces milliers de jeunes entre quatorze et vingt ans qui en moins de six mois l'ont adoptée. Sa réussite c'est un peu la leur. Sa vie _ celle qu'elle a maintenant devant elle _ c'est aussi la leur, leur "vie rêvée". Elle et "eux" vivent dans un même décor, un même univers : électrophone, disques, photos d'artistes épinglées de-ci de-là. Ensemble, ils aiment les symphonies de Beethoven, les tenues sans recherche, le noir devenu leur coloris préféré… Ce qui ne les empêche pas de continuer à aimer les crêpes et la confiture.
Si leurs goûts sont identiques, leurs problèmes le sont aussi. A l'aide de mots simples, sobres et quotidiens, elle a su, en quelques tours de microsillon, traduire les états d'âme, les joies, les déceptions, les espoirs, la solitude surtout, de tous les garçons et filles qui s'apprêtent à franchir le pas.
Tous les garçons et les filles de mon âge se promènent [dans la rue deux] par deux
Tous les garçons et les filles de mon âge savent bien ce que c'est qu'être heureux.
Et les yeux dans les yeux, [et] la main dans la main,
Ils s'en vont amoureux sans peur du lendemain
Oui mais moi, je vais seule par les rues, l'âme en peine
Oui mais moi, je vais seule, car personne ne m'aime
N.B. On peut remarquer que la transcription des paroles par le magazine n'est pas tout à fait exacte (d'où les corrections entre crochets)
Françoise Hardy et Thomas Dutronc dans Mères et fils (7ème partie)
Mar 15 Mai 2012 - 19:36 par Jérôme
En 2008, Françoise Hardy et Thomas Dutronc discutent ensemble à l'instigation des sœurs Massenet qui retranscrivent la rencontre dans un chapitre de leur livre "Mères et fils".
Thomas : Ma mère a régulièrement des lubies qu'elle cherche à imposer ! (Il rit.) Non, mais c'est vrai, mon père et moi avons subi ça, toute ma jeunesse en tout cas ! (Elle rit.) C'est très sympa parce que ça fait partie de son enthousiasme, mais quelquefois elle n'est pas très adroite avec ses envies de partage. Alors que mon père ne dit rien sur rien. En ne disant rien sur ce qu'il pense ou sur ce qu'il aime, il a le chic pour qu'on se dise justement : "Ah, c'est du dernier chic!"
Françoise : Oh, on ne sait jamais ce qu'il pense ou ce qu'il aime !
Thomas : Mais justement ! Toi, d'un seul coup, tu dis : "Jean-Hugues Anglade est formidable." On a envie de te dire (Il soupire.) : "Ouais, bon, bien sûr..." Ce sont de grands souvenirs de mon enfance. Par exemple, tu écoutais des chansons de Michel Berger très fort dans ta pièce. Tu mettais le son à fond, tu ouvrais les fenêtres, et nous, avec mon père, on fermait toutes les portes pour ne pas entendre !
Françoise : Ton père n'a jamais cherché à nous faire partager ses goûts sur le plan musical. Jamais. Un jour, une relation amicale est venue à la maison. A ma grande surprise, il lui offre un disque de Ravel que jamais il ne m'avait fait entendre. Je ne savais même pas qu'il avait ça. Je l'ai très mal pris. Moi, à chaque fois que je voulais lui faire entendre une chanson, il n'y avait rien à faire. C'était quand même son domaine, la chanson ! Donc, je n'avais pas d'autre recours que d'écouter fort la chanson pour être sûre qu'il l'entende.
Thomas : Moi, au milieu de deux parents à moitié fous, j’essayais de maintenir mon cap, mon petit îlot de raison. C'est vrai ! A une époque, j'étais un peu rude avec toi, je n'étais pas très gentil...
Françoise : Je n'en ai pas le moindre souvenir.
Thomas : Tant mieux. Mais quelquefois, je t'envoyais un peu bouler vertement. je me rappelle que mes copains me disaient : "Oh là là ! c'est dingue ! Comment tu parles à ta maman !".
Françoise : Tu imitais ton papa qui me parlait très vertement aussi.
Thomas : Exactement. Du coup, ça me paraissait naturel. C'est bizarre.
En 1994, François Jouffa publiait le livre Vinyl Fraise dans lequel il passait en revue les années 60. Découvrons sa présentation de Françoise Hardy
Françoise gardera ses rêves. Sa silhouette en pantalon, révolutionnaire à l'époque, plaira aussi bien aux enfants qu'aux parents. Et parmi les photographes qui la mitraillent sur toutes les coutures, se classera n° 1 au hit-parade de l'amitié amoureuse, Jean-Marie Périer, photographe vedette de Salut les Copains. Les mésaventures de cœur de Françoise appâteront les journaux spécialisés. Aujourd’hui, elle est la maman de l'enfant de Jacques Dutronc. A l'époque, Dutronc était guitariste du groupe El Toro et les Cyclones, également chez Vogue. Et Jacques Wolfsohn raconte, le sourire machiavélique aux lèvres : "Son père m'a dit que Jacques cherchait du travail. J'ai dit : "Parfait, Françoise Hardy a besoin d'un guitariste." J'ai pris rendez-vous pour les deux, et Dutronc n'est jamais venu."
Mais nous verrons que Jacques Dutronc sera, par la suite, le compositeur de plusieurs belles chansons pour Françoise. En six mois, Tous les garçons et les filles atteint les sommets des hit-parades et des best-sellers puisqu'il s'en vend 350 000 exemplaires. La moins rock des jeunes chanteuses qui voulait devenir professeur d’allemand, mais s'ennuyait en 2ème année de licence et écrivait des poèmes qu'elle mettait en musique, va bientôt obtenir plusieurs autres succès comme J'suis d'accord.
1963, c'est l'année où Françoise chante Le temps de l'amour, Mon meilleur ami, C'est à l'amour auquel je pense, où elle remporte le Grand Prix Charles Cros et où elle fait l'Olympia.
La discographie des années 60 en 45 tours (année 1968)
Mar 8 Mai 2012 - 14:57 par Alexandre
Suite de la saga des 45 tours français des années 60 de Françoise Hardy.
Époque : 1968 !
Françoise voyage toujours énormément... Après la tournée des universités anglaises (pendant laquelle, elle enregistre spécifiquement un SP en coup de vent (Now you want to be loved, Tell them you're mine), elle s'envole pour l'Afrique du Sud où elle est reçue comme un chef d'état.
Dans la foulée, son deuxième album en anglais est publié en primeur en Afrique du Sud et au Royaume Uni. (Et la France alors ? )
Françoise enchaîne par une nouvelle série de spectacles à l'hôtel Savoy de Londres dans la combinaison métallique diabolique que lui a réalisée Paco Rabanne. Elle part ensuite passer quelques temps en Corse pour se reposer et s'éloigner des événements qui agitent la Capitale non sans avoir porté fugitivement la robe la plus chère du monde pour l’exposition internationale du diamant.
On retrouve encore Françoise à l'étranger en septembre à Rio de Janeiro pour le troisième festival international de la chanson où elle reçoit un coq d'or (pour sa chanson A quoi ça sert ?).
Pour son public italien, Françoise prend également soin d'enregistrer deux SP (Io conosco la vita - La bilancia dell'amore et Il pretesto - Se e ma) Avec la densité du premier trimestre, Françoise a été contrainte de négliger son public français !
Enfin, en juillet, un EP est dans les bacs (Je ne sais pas ce que je veux, La terre, Avec des si , J’ai fait de lui un rêve).
En novembre, c'est un EP au succès retentissant qui paraît. Il comporte les titres : Comment te dire adieu ?, Il vaut mieux une petite maison dans la main qu’un grand château dans les nuages, Suzanne, L’anamour.
Décembre finit en apothéose avec un SP (À quoi ça sert ?, Ouverts ou fermés) et un album !
L'album, reprend l'intégralité des titres de l'EP de novembre auxquels sont ajoutés un titre du SP (À quoi ça sert ?), six inédits (Étonnez-moi, Benoît...!, La mer, les étoiles et le vent, Où va la chance ?, La mésange, Parlez moi de lui, La rue des cœurs perdus) ainsi qu'un nouvel enregistrement de la chanson Il n'y a pas d'amour heureux.
Françoise Hardy par Jean-Eric Perrin (5ème partie)
Sam 5 Mai 2012 - 8:12 par Jérôme
En 1988, Jean-Eric Perrin rencontrait Françoise Hardy à l'occasion de la sortie de l'album Décalages. Sa chronique est parue légèrement remaniée à l'intérieur du livre "J'ai encore esquinté mon vernis en jouant un ré sur ma Gibson" en mai 2009.
"Pour ce disque, je ne voulais pas de producteur. Pendant des années, c'est Gabriel Yared qui a tenu ce rôle pour moi, et j'en suis extrêmement fière, c'est avec lui que j'ai enregistré des chansons de très grande qualité. Mais il y a toujours des conflits, sur le choix des chansons, sur les arrangements. On m'a conseillé quelques personnes, des Anglais, mais ça n'a pas marché tout de suite comme je l'aurais voulu. J'ai fini par rencontrer Steven Short, que j'ai chargé de trouver des musiciens et ensuite de les canaliser. En trois semaines, ils ont fait les programmations, à Londres, et quand je suis arrivée au studio, au lieu de tomber sur les cinq musiciens que je m’attendais à voir, il n'y avait qu'un énorme synclavier avec un seul musicien. J'étais un peu inquiète, mais on m'a expliqué que c'est ainsi que tout le monde travaille en Angleterre, alors je me suis inclinée.
Mais je reste sur une certaine frustration, parce que la réalisation de ce disque n'a pas été ce que je souhaitais. Moi je voulais un esprit guitare électrique ! Comme j'avais été enthousiasmée par le dernier Stranglers, j'ai pensé à un moment à Jean-Jacques Burnel, parce qu'il avait travaillé avec Jacques. Je savais qu'il me connaissait et qu'il serait intéressé de travailler avec moi. Je n'ai jamais eu l'occasion de le rencontrer, mais Étienne Daho, à Londres lui a parlé de mon admiration pour ce album. Burnel lui a dit qu'il serait ravi que je vienne passer un mois chez lui pour répéter avec le groupe. Et j'ai eu peur de ça, je l'avoue. Maintenant que j'ai eu tous ces problèmes, je me dis que c'était une opportunité que je n'aurai plus jamais, et que j'ai fait l'erreur de ma vie. Tant pis !
Je regrette aussi de ne pas avoir eu l'audace de travailler avec Étienne. Si j'avais entendu le disque qu'il a fait pour Dani, au moment où je cherchais quelqu’un pour réaliser mon album, je lui aurais sûrement demandé. Mais à ce moment là, les deux disques qu'il avait produits, Tess et les Max Valentins, ne me plaisaient pas. Je me suis laissée rebuter par ça, c'était tellement éloigné de ce que j'aime. J'ai eu tort, j'aurais dû me baser sur ce qu'il fait pour lui-même, que j'adore. Voilà deux regrets, d'avoir eu peur des Stranglers et peur d’Étienne. Cela dit, j'aurais peut-être eu d'autres déboires avec eux !
Tout ça est devenu trop compliqué, en tout cas pour moi. C'est bien de continuer à faire des disques quand on les fait comme Étienne justement, c'est à dire qu'on est suffisamment technicien et musicien pour pouvoir s'impliquer dans la production. Moi, à part des indications de temps en temps, je ne suis pas assez musicienne pour m'impliquer davantage. L'avenir, et le présent, sont aux gens polyvalents qui sont à la fois auteurs, interprètes et producteurs. Mois je suis auteur, c'est tout ce que je sais faire, en fait. Même pas interprète. Écrire des paroles, je sais que je peux le faire, aussi bien que certains, mieux que d'autres et peut-être aussi moins bien que des gens comme Gainsbourg, par exemple. Mais je sais faire ça. Et ça n'est pas suffisant."
Françoise Hardy parle cinéma pour Première (4ème partie)
Mar 1 Mai 2012 - 20:55 par Jérôme
Pour le numéro de Septembre 1990, le magazine Première donnait la parole à Françoise Hardy pour qu'elle donne son avis sur quelques films d'hier et d'aujourd'hui.
Rosemary's babyde Roman Polanski (1968)
J'ai beaucoup aimé. J'ai marché complètement, Polanski est un cinéaste intéressant mais un peu inégal : depuis quelque temps, il devient un peu trop conventionnel. Son dernier film, Frantic, n'importe qui aurait pu le faire : il ne porte pas d'empreinte spéciale. Rosemary's baby c'était plus personnel, plus original.
Attache-moide Pedro Almadovar (1990)
Je ne l'ai pas encore vu mais, comme on me l'a fortement conseillé, je suis allée voir avant, pour respecter la chronologie, Femmes au bord de la crise de nerfs, et j'ai trouvé ça tellement nul... C'est vieux à tous les niveaux : vieux cinéma, vieille façon de filmer, vieux acteurs moches, vieux jeu outré... Du mauvais vaudeville, quoi. Du coup, je n'ai plus très envie d'aller voir Attache-moi.
On est bien peu de chose... Et mon amie la rose me l'a dit ce matin :
"A l'aurore je suis née Baptisée de rosée
Je me suis épanouie Heureuse et amoureuse Aux rayons du soleil
Me suis fermée la nuit Me suis réveillée vieille
Pourtant j'étais très belle Oui, j'étais la plus belle des fleurs de ton jardin...."
Vidéos non archivées
14 janvier 2009 That'll be the day Composée en 1956 par Jerry Allison and Buddy Holly.
Créée par The Crickets. Françoise Hardy la reprendra en 1968 et la chantera même en duo avec Sheila à la télévision dans les années 80.
31 Mai 2008 Ci sono cose più grandi (Il est des choses) Composée en 1966 Musique : Edoardo Vianello Texte : Baghira
Créée par Tony Renis
24 Mar 2008 Dann bist du verliebt Musique : Fred Gordini Texte : Joachim Relin
Créée par Françoise Hardy en 1965 spécialement pour le marché allemand
29 Fév 2008 L'amitié Musique : Gérard Bourgeois Texte : Jean-Max Rivière Bien que créée en 1965, Françoise Hardy aime encore aujourd'hui interpréter cette chanson qui est du reste l'hymne des restos du coeur pour l'année 2008.
3 octobre 2008 Se telefonando Musique : Ennio Morricone Texte : Maurizio Costanzo Créée en italien par Mina en 1966
Françoise Hardy la reprendra la même année en français (Je changerais d'avis) et en anglais (I will change my life)
23 octobre 2009 Voilà Musique : Françoise Hardy Texte : Françoise Hardy Créée en 1967 par Françoise Hardy
23 novembre 2010 It hurts to say goodbye Musique : Jack Gold Texte : Arnold Goland Créée par Margaret Whithing en 1966 et popularisée par Vera Lynn en 1967 Françoise Hardy ne l'enregistrera pas en anglais mais en français (Comment te dire adieu), en italien (Il pretesto) et en allemand (Was mach' ich ohne dich)
16 octobre 2007 Ma jeunesse fout l'camp Musique : Guy Bontempelli Texte : Guy Bontempelli Créée par Michèle Arnaud en 1962 Françoise Hardy enregistrera sa version en 1967